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Retour d'expérience petits prélévements de plaine Kalima ich

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kalima ich
V.I.P
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 Joined: 22 Jan 2013
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Localisation: Charente -Maritime
Année de culture bonsaï:
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PostPosted: 06/07/2014 12:39:36    Post subject: Retour d'expérience petits prélévements de plaine Kalima ich Reply with quote

Petits prélévements de plaine ou Araki
Etude et retour d'expérience personnelle.


Cédric G.


Je n'écrirais dans ce document que des choses que j'ai faites et réalisées dans mon petit coin de "nature" qu'était la région que j'habite.
Je ne traite ici que des espèces "faciles à prélever", donc en majorité des feuillus.



Qu'est ce que le yamadori?

Il y a différentes façon de concevoir le bonsaï, faire du bonsaï c'est pouvoir s'émouvoir d'une branche, d'un mouvement, d'un vide.
La nature sait faire ça mieux que nous. Nous, apprentis bonsaïka, recherchons sa créativité.
La meilleure des façons de faire du bonsaï reste et restera de la graine vers le bonsaï, mais ceci nécessite la vue à très long terme, à "n+10, voire n+15"...
Prélever un arbre, semble pour nombre d'entre nous, une solution de facilité, en effet le tronc est déjà épais, l'écorce belle et ridée et parfois (souvent ) le port général nous fait déjà penser au bel arbre de l'expo..., Mais il n'en est rien, nous allons passer plus de temps à combattre les défauts "naturels" peu ou pas acceptables dans notre discipline. Sans compter le plus difficile : La reprise.

Aspect "administratif" du prélèvement.

Il est strictement interdit de prélever graines, plantes, arbres, bois mort ou même cailloux sans autorisations (j'ajouterais écrite) de l'ayant droit.
Nous pouvons facilement trouver le propriétaire d'une parcelle par le biais de la mairie, du cadastre ou tout autre personne du terroir qui vous donnera un nom...
Ensuite, rencontrer le propriétaire, lui exposer votre requête et votre projet n'est pas toujours le plus simple.
Certaines espèces seront plus faciles à faire accepter (les invasives ou gênantes, tel prunus spinosa ou crataegus) que des espèces plus nobles ou ayant un aspect financier à plus ou moins long terme (quercus, alisier...). Il faut en général faire comprendre que vous travaillerez proprement (merci de ne pas laisser des cratères immondes...) et en général, c'est un oui..

Aspect technique du prélèvement

Dans la mesure du possible, il est (ou serait) bon de visiter votre prélèvement plusieurs fois au cours de l'année , durant les quatre saisons, voire même sur plusieurs années, de cette façon vous pouvez vérifier la vigueur de votre arbre, pour les caducs le voir sans feuilles permet également de se projeter un peu plus loin.
Comme noté plus haut, nous sommes souvent attiré par le port ( la silhouette ) mais bien souvent ce n'est qu'un leurre.
Nombres de ces branches seront mal placées et retirées lors du prélèvement car superflues pour le projet , ou simplement sécheront durant la phase de reprise.
La "seule" chose que nous devrions regarder, c'est la base, notre futur nébari car c'est une des rares choses (sur des prélèvements ) que nous aurons du mal à (re-)faire, les branches et le port se font, avec le temps, plus facilement...

Donc, reprenons : Vous repérez un arbre qui vous paraît sympathique, disons au printemps, vous repassez en hiver pour constater que les branches sont ce qu'elles sont ...Il peut être très intéressant de couper ce qui devra l'être ( ce qui signifie aussi que vous savez vers quoi vous souhaiterez aller, donc une connaissances des différents styles...) un éventuel bon cernage à l'aide du louchet (passage à la verticale du louchet, une pelle bêche à fer plus long, afin de vérifier la présence de racines latérales, les couper afin de provoquer la repousse de plus fines).
Un passage au démarrage de la végétation, pour vérifier la vigueur de l'arbre, puis au printemps suivant sortie de l'arbre.
Il m'est arrivé de constater que dans certains cas, la reprise la première année n'est pas forcément celle que l'on espérait... C'est souvent la seconde année que le végétal nous montre ce qu'il "a dans le ventre".

Quand prélever et pourquoi ?

Hormis les prélèvement dit d'urgences, il faut connaitre un minimun le cycle du végétal et comprendre qu'un arbre ( feuillus ou conifère) met en réserve durant l'automne donc il faudra attendre de toute façon la chute des feuilles et quelques semaines de plus.
Sortir un arbre en début de repos végétatif (octobre jusqu'à janvier) nécessite de pouvoir lui faire passer les mois qui le sépare du réveil dans des conditions (encore plus) protégées.

Loin des suggestions, voici ce que j'ai étais amené à faire et qui marche plutôt bien.
Prélever en fin d'octobre, mis en terre de jardin durant l'hiver, dans une terre qui ne sera pas gorgée d'eau durant cette saison, sans trop toucher aux racines (hormis les racines cassés lors de la sortie), et tailles longues des branches (tailles longues signifie que les branches taillés à cette période peuvent subir des retraits de sève, donc on raccourcit en laissant 2-3 bourgeons, minimum, au dessus de la taille souhaitée...).
Au printemps, lorsque les bourgeons sont sur le point de gonfler et d'éclater, sortie de terre et reprise des tailles des racines. A titre personnel, je conseille de ne pas nettoyer les racines la premières année ! Simplement car seul nous importe, dans un premier temps, la reprise de l'arbre et les mycorhizes (bactéries symbiotiques) sont pour la plupart présentent autour de la coiffe de la racine et des racines donc, à mes yeux, il est bon de les conserver , dans un premiers temps...
On reprend les coupes de la partie aérienne en laissant un léger chico (petite partie de bois qui va sécher, qui lorsque l'arbre aura repris toute sa force (constatée) courant juillet-aout, nous reprendrons à la concave ou aux ciseaux, pour les parties les plus fines.

Habillages racinaires et aériens . Equilibre des forces ?

Un arbre emmagasine ses forces et réserves dans ses racines.
Si on veut une reprise "assurée", on privilégie le racinaire et on ne garde qu'un tire sève, donc plein de racines et peu de branches, dans le pire des cas, une seule branche.
Le plus important étant la reprise, on peut (on doit ?) garder des racines qui, durant les premières années assurent la reprise, et seront supprimer lors du premier rempotage à la faveur des mieux placées.
On vise la reprise, pas le pot d'expo!

Pot de culture ? Tranchée drainante ? Soins post -Prélèvement.

Sortir un arbre, n'est, en soit, pas trop compliqué. Avec un minimum d'outils, qui sont le louchet ou bien une pelle bêche bien affutée, éventuellement une barre à mine, voire une pioche, ainsi qu'un sécateur force pour les parties aériennes et/ou souterraines récalcitrantes ou trop longues... A l'occasion une scie, pour les parties les plus épaisses...
On enfonce l'outil à la verticale afin de former une motte "transportable", attention, la terre c'est lourd !
Cette motte sera maintenue humide grâce à du papier journal imbibe d'eau, ou tout autre subterfuge, le tout ficelé ou bien, encore une fois, maintenue serrée puis mis en poche, genre sac poubelle noir.
La vitesse avec laquelle on travaille et celle qui sépare l'arbre de son retour dans un contenant est aussi primordiale. Même si j'ai, par le passé, sorti des arbres dans des conditions très limites et qu'ils aient du attendre 3 jours en poche et que la reprise eu été de 75%, 1/3, reste pour moi une très bonne surprise... Picea du Doubs, prélevé la veille chez mon frère puis retour par voiture, et travail le lendemain. Ce n'est pas toujours le cas. Pour un prélèvement en racines nues, un maximum de 4 heures... rapide, quoi.

Ce sont les soins de suivi les plus importants, un arbre prélevé doit être considéré comme un grand malade pas encore en convalescence. Suivant les coupes que vous avez fait au niveau racinaire, on pourra mettre l'arbre en pot de culture, tranchée drainante ou en pleine terre, suivant la qualité de votre terre.
Un arbre dont vous avez sorti un très bon racinaire, extrêmement développé, sans grosses coupes et rabattu correctement au niveau aérien peut très bien se faire une santé durant 2-3 ans en pleine terre. Dans ce cas, on ne pratiquera qu'une seule taille par an, au début du printemps, en considérant cela comme une taille de structure et ceci à partir de la seconde année de culture.
Quand les coupes ont été sévères, indépendamment de l'espèce, un substrat drainant, voire ultra drainant,s'impose, type kiriu ou dans mon cas du simple gravier de route, de toutes granulométrie, même s'il m'arrive toujours d'utiliser du gravier de route, je privilégie maintenant la pumice ou "ma" chamotte .
Même si drainant, il faut garder une dose d'humidité . La caisse de bois remplie de drainant est une très bonne chose, avec un arrosage quotidien. Suivant les espèces on pourra apporter un rétenteur d'eau type écorce de pins composté et/ou tourbe blonde en petite proportion et plus en partie supérieure de la motte plutôt qu'au fond (conserve une atmosphère humide plutôt qu'une humidité dans la motte.

D'une manière générale, un substrat drainant garantira une bonne reprise. Une mise en pleine terre est bien souvent synonyme de mort, cela dépend encore une fois de la qualité de votre terrain...

Autre facteur gênant : Le vent. Nos arbres seront attachés et/ou mis à l'abri, car le vent est l'ennemi de la pousse des radicelles .
Si vous avez la place et une peur de ne pas gérer l'humidité, une solution, un compromis, peut être trouvé par le biais de la tranchée drainante, c'est à dire une tranchée de 40 cm de de profondeur (minimum, et en fonction également des mottes sorties ) dans laquelle on viendra déposer un géotextile ou bien une bâche plastique percée en son point le plus bas afin de ne pas garder l'eau d'arrosage. On remplie ensuite avec du drainant type pouzzolane, pumice, graviers... On y met les arbres prélevés et je conseille un paillage sur l'ensemble type BRF (bois déchiqueté ) ou paille. Le BRF restant à mes yeux le plus efficace et il peut aussi apporter son lot de mycorizes.
Sachant que les conditions de reprises sont aussi en fonction de la chaleur et de l'humidité (serre) mais pas forcément du soleil, qui brule, on prendra soin pour la reprise, d'ombrer la serre ou passage au blanc d'Espagne.
L'installation type jardin d'hiver, bâtiment "fermé" avec une façade exposée plein sud, et un sol type terre battue est aussi un bon compromis pour une bonne reprise car on y retrouve la chaleur, l'humidité et en y ménageant un léger courant d'air, afin d'éviter les maladies, type oïdium, développement d'agents pathogènes et pas de soleil direct sur les feuilles ...
Dans de bonnes conditions on ne sortira les arbres que mi-août, puis on les laissera à l'ombre, puis plein soleil au "soleil d'automne" et hivernage durant la mauvaise saison. Mise au soleil de façon progressive l'année suivante.

Apport de nourriture, engrais et /ou amendement ?

A la reprise visible de votre arbre, il pourra être apporté un engrais organique en petite quantité, de façon solide, car la décomposition et donc l'apport se fera plus lentement, presque à la demande de votre arbre. Cet apport léger sera maintenu toute l'année si ultra drainant, avec une diminution notoire durant les mois chauds . Ce qui ne signifie pas d’arrêter l'apport... L'apport de granulés se fait lorsque la petite quantité que vous avez apporté c'est complétement dissout, le mieux est encore d'attendre une semaine après ce constat.
Personnellement, il m'arrive, durant la période de reprise, car elle correspond aussi à ma période de rempotage et donc de bouturage de racines, de mettre le surplus d'hormones de bouturage dans mon eau d'arrosage. Je ne sais pas si cette action est profitable ou pas.
Toujours suivant les espèces et suivant la vigueur de celles-ci, on peut au cours de la saison, procéder à un amendement sur le sol de votre pot de culture avec une pellicule de compost, celle-ci servant à maintenir l'humidité et l'apport d'éléments nutritifs, bien sur votre compost sera et devra être très mur, plus de deux ans de compostage. (pellicule signifiant 1 à 2 mm d'épaisseur, cette méthode peut faire beaucoup de bien comme faire son contraire, puisque le substrat se colmatera plus rapidement, mais le but étant la bonne reprise de votre arbre et sa santé ... ). Mais aussi tuer en un temps records votre arbre si votre compost est trop jeune. Ce n'est pas un exercice facile, et je ne le conseille pas. Il m'est arrivé de me tromper de compost et de tuer certains arbres...
La première année, on peut apporter que de l'organique mais on pourra vite constater l'apparition de carences. La seconde année de culture, on alternera solide et liquide, pour une phase de culture plus soutenue.
En terme d'apport d'engrais, organique comme chimique, il faut comprendre qu'il vaut mieux apporter moins (en quantité) mais plus souvent. Pour éviter de bruler un arbre, on commence toujours par l'arroser une première fois puis apporter l'engrais ensuite.

Les espèces.

Les espèces que j'ai testé et que je conseille à tous les débutants comme moi, simples à prélever et d'une reprise facile sont :

Feuillus
- Le frêne, fraxinus excelsior.
Un substrat même "pourri", type terre de jardin lui convient ! Je conseilles quand même une bonne part de pumice. Il est peu regardant sur l'époque de prélèvement. Ce n'est certes pas le roi des expo, mais se travaille en mame comme en grand.
- L'aubépine, crataegus monogyna.
Un substrat type 95 voire 100 % drainant puis le plein soleil avec un arrosage matinal quotidien fera de lui une de vos espèces de prédilections.
-Le cha