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L'arrosage

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Takata
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 Inscrit le: 13 Mar 2011
Messages: 3 190
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Localisation: Haute-Garonne
Année de culture bonsaï:

MessagePosté le: 19/03/2013 19:00:18    Sujet du message: L'arrosage Répondre en citant

L’ARROSAGE



Par l’installation des bonsaï dans un espace bien aménagé nous pouvons déjà l’aider à réduire la perte d’eau liée aux différentes formes de transpiration mais ils ne pourront pas s’hydrater tout seul. Les apports d’eau restent le travail quotidien de l’amateur.



Quelle eau utiliser?

L’eau apportée à nos bonsaï n’est pas de l’eau pure. On n’arrose pas à l’eau distillée ce qui serait rapidement catastrophique pour l’arbre. La provenance de l’eau est soit :

Eau d’une source ou d’un puis

Il est nécessaire de savoir d’où l’eau provient car les éléments véhiculés par l’eau ne sont pas de même nature si le tracé de la source passe par des zones de forêts ou de culture intensive.
Si dans le premier cas une analyse préalable suffit pour vérifier qu’elle peut être utilisée pour l’arrosage, dans le second il faudra sûrement être plus vigilant.
Les apports saisonniers d’engrais, de pesticides dans les champs gagnent les nappes phréatiques et modifient les possibilités d’utilisation de l’eau. S’il s’agit de résidus d’engrais attention au cumul avec nos propres apports entraînant une augmentation de
la concentration de la solution (qui peut conduire à une déshydratation des racines) et un déséquilibre des N-P-K fragilisant l’arbre. S’il s’agit de pesticides et autres désherbants chimiques mieux vaut ne pas utiliser l’eau tant que les résidus seront
présents.

Eau du robinet

Elle contient du chlore et des particules qui sont très variables selon les régions. Elle a souvent été déconseillée à cause du chlore. Mais cette eau propre à la consommation humaine est très surveillée avec des normes de plus en plus strictes à respecter ce qui en fait une eau aux caractéristiques régulières, souvent ne présentant pas d’inconvénient pour l’arrosage. Aucun problème majeur de croissance du bonsaï ne se produira à cause de l’arrosage à l’eau de ville. Pour obtenir l’évaporation du chlore et réduire le choc thermique il est toujours possible de stocker l’eau d’avance….selon le nombre d’arbres à arroser chaque jour. En revanche, plusieurs données sont à prendre en compte même si elles n’ont aucun rapport avec la physiologie des bonsaï. La praticité a un coût qui n’est pas négligeable quand il y a une collection importante à arroser en été. Ensuite, l’utilisation de l’eau du robinet pose actuellement un problème d’ordre écologique et pratique. La prise de conscience de la rareté de l’eau conduit à une nouvelle gestion de l’eau et à des mesures de restriction. Prévoir une source d’arrosage uniquement à partir de l’eau de ville peut devenir critique au moment où les arbres en ont le plus besoin. Des limitations d’utilisation sont souvent mises en place par décret (ex : interdiction d’arroser entre 9h et 20h) pouvant aller jusqu’à des interdictions totales d’arrosage des espaces verts et plantations privées en cas de sècheresse prolongée. D’un côté, c’est positif quand il s’agit de limitation d’horaire car cela oblige à attendre le soir ce qui permet une baisse de la température des pots et limite le choc thermique provoqué par l’eau du robinet. Il y a moins de risque ainsi de voir des bonsaï arrosés alors qu’ils sont encore en plein soleil. D’un autre côté, il est plus difficile de faire face rapidement à un problème de déshydratation. Cela peut aussi devenir catastrophique en cas de grande sécheresse car l’interdiction peut être générale. Les situations exceptionnelles tendant à l’être de moins en moins à cause du dérèglement climatique, il vaut mieux anticiper surtout s’il y a beaucoup d’arbres à arroser. En revanche, quand il y a seulement 2 ou 3 bonsaï sur un balcon ou un bord de fenêtre personne ne fera attention.
Mais les décrets permettent la poursuite des arrosages s’il s’agit d’eau de récupération.

Récupération d’eau de pluie

Actuellement la récupération d’eau est à la fois considérée comme la solution la plus écologique et la plus économique (pas de coût de traitement) pour tous les problèmes d’arrosage. Encore faut-il pouvoir en récupérer ! Il faut d’abord avoir une possibilité
d’installer un récupérateur (éviter de percer la gouttière de l’immeuble sans autorisation) et ensuite stocker l’eau pour les périodes de sécheresse. Sauf posséder de grandes cuves, la réserve est souvent vite épuisée quand la sécheresse dure et qu’il y a beaucoup de bonsaï à arroser. C’est justement à ce moment là que les décrets de limitation paraissent. Il est souhaitable aussi de pouvoir contrôler la récupération. Après une période de sécheresse la première eau qui s’écoule des toits est fortement chargée en impuretés et résidus de pollution. Il faut laisser la pluie nettoyer le toit (ou avoir de bons filtres) sinon
l’eau utilisée pour arroser risque d’apporter des éléments nocifs à l’arbre. La vérification du pH par du papier pH évitera de stocker l’eau des pluies acides. Le stockage prolongé pour répondre à la demande des périodes sèches peut aussi conduire à avoir de l’eau plus ou moins croupie. Pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir une rivière ou un puis à proximité la solution
est souvent un mix entre eau de pluie récupérée et eau du robinet. Dans ce qui précède la provenance de l’eau est évoquée dans ses caractéristiques générales.

La question du pH

L’eau distillée a un pH de 7 (pH neutre) mais celle que nous utilisons n’est pas distillée. Son pH peut être modifié par les éléments qu’elle transporte. De façon ponctuelle nous pouvons avoir les pluies acides (voire irradiées ?) que l’on ne peut pas éviter et qui déséquilibrent le pH du substrat si elles sont intenses. Ce qui est préjudiciable à l’arbre ce sont les arrosages répétés avec une eau chargée. Nous avons évoqué le chlore de l’eau traitée mais ce n’est pas le seul problème. Le cas le plus fréquent est l’eau chargée en calcaire. Selon la nature du sous-sol des zones de captage il peut y avoir plus ou moins de carbonate de calcium dissous dans l’eau. Cela concerne aussi bien l’eau puisée que l’eau du robinet, pas l’eau de pluie. Les végétaux ne peuvent vivre que dans un sol dont le pH est compris entre pH 6.0 (acide) et pH 7.0 (alcalin), pH 6.5 étant l’optimum. Il y a cependant des espèces qui sont calcicoles (genévriers, buis) et apprécient un pH 7.0, voire un peu plus, d’autres sont calcifuges (pins, azalées) leur préférence allant vers un pH proche de 6.0. Lorsque nous préparons le substrat nous l’adaptons à ces spécificités mais ensuite l’arrosage avec une eau calcaire modifie son pH. L’analyse de sol faite par M.Hansen au Texas avait révélé un pH monté à 7.5 – 8.0. C’est un cas extrême mais même à des niveaux plus limités la modification de pH provoquée par l’eau intervient sur la capacité de l’arbre à absorber les minéraux. Une simple analyse de l’eau avec du papier réactif permet de mesurer la teneur locale. En cas d’eau calcaire des corrections de sol périodiques seront à prévoir. L’autre solution est d’utiliser l’eau de pluie le plus souvent possible en limitant l’usage de l’eau chargée en calcaire aux périodes de manque.

Comment et quand arroser ?

Certains articles indiquent qu’en cas de forte chaleur sèche il faut arroser jusqu’à 3 fois par jour et ne pas hésiter à arroser un arbre qui donne des signes de déshydratation. En théorie c’est l’idéal mais dans la réalité ce n’est pas aussi simple. L’activité
professionnelle, les règlementations limitent la pratique. Nous avons déjà vu comment limiter les risques de déshydratation, le besoin d’arrosage en pleine journée devrait donc heureusement être extrêmement rare. Il est impossible d’indiquer la conduite à tenir pour chaque situation donc nous allons déjà rappeler les grands principes avant de voir quelques cas particuliers. Rappelons que le besoin d’eau est induit par l’activité de l’arbre. L’arrosage s’adapte en fonction de cette dernière donc tous les arbres n’ont pas besoin des mêmes apports.

Arrosage manuel ou automatique ?

L’observation de l’arbre et du substrat est le premier indicateur du besoin, ce qui plaide en faveur d’un arrosage manuel plutôt qu’automatisé. Nous avons vu l’importance de l’équilibre hydrique pour l’arbre et ce que cela implique comme adaptation pour
l’arrosage. Il est difficile d’envisager de se décharger totalement de ce problème sur un système automatisé. L’arrosage est une activité contraignante, répétitive mais indissociable de la pratique de cet art. Si les apports sont bien maîtrisés le temps de l’arrosage devient aussi celui de la satisfaction d’admirer des bonsaï en bonne santé, vigoureux. Le bonsaï n’est pas seulement une création esthétique voire artistique. Si les contraintes ou le style de vie ne permettent pas de dégager le temps nécessaire à l’arrosage d’autres pratiques artistiques sont sans doute préférables. Même hypersophistiqués (et coûteux) les systèmes d’arrosage automatique ne sont pas infaillibles (panne, coupure de courant). Les plus courants arrosent de façon régulière tous les arbres, y compris ceux qui n’en auraient pas besoin, même s’il pleut, en revanche rien avant l’heure programmée. C’est mieux que rien quand il n’y a pas de solution alternative, à réserver aux durées courtes (si personne ne peut venir arroser pendant une absence de week-end) mais à éviter si on part 1 mois en vacances ! Cela peut en revanche être pratique pour quelqu’un qui est présent et qui peut surveiller l’opération, couper le système s’il pleut, écarter les arbres qui ne sont pas à arroser.

A quelle fréquence arroser ?

Si dans d’autres domaines la notion de saison donne des indications précises sur les travaux à réaliser, c’est moins certain pour ce qui concerne l’arrosage. Il n’est pas possible d’adopter un comportement strictement lié à une saison. Actuellement on peut
constater des pics de température en hiver suivis d’un retour immédiat du gel (2010). Il peut faire plus froid et plus humide en août qu’en mai (2009). Les changements brutaux étant de plus en plus fréquents nous tiendrons plus compte des conditions
météorologiques et de l’activité de l’arbre à un moment donné que de la saison.

Le repos hivernal

En période dite de repos hivernal les besoins en eau se différencient. Pour les bonsaï à feuilles caduques, à partir du moment où les feuilles sont tombées jusqu’à l’ouverture des bourgeons il n’y a pas de transpiration sauf pour le cas spécifique de la transpiration lenticellaire. Les sorties d’eau sont alors fortement réduites. Il reste seulement les besoins liés à l’activité végétative. Arroser une fois par semaine peut suffire mais il faut surtout regarder l’état de la motte. Pour les persistants la transpiration intervient toute l’année du fait de la possibilité d’ouverture des stomates. Il faut continuer d’arroser pratiquement toute l’année à un rythme qui peut-être de 2 à 3 fois par semaine (en respectant les limitations mentionnées pour les périodes de gel) et surveiller tout ce qui peut élever le niveau de saturation de l’air ambiant (élévation de température, vent). En effet si l’air ambiant devient relativement plus sec, la transpiration augmente. Il faut être vigilant par rapport aux journées ensoleillées en hiver ou au printemps car, durant quelques heures, la chaleur peut monter très vite dans une serre, une véranda voire même à l’extérieur. L’ouverture des stomates provoque alors une transpiration importante avec un risque de déshydratation de l’arbre s’il n’a pas été arrosé préalablement. Derrière des vitres, la montée de température étant souvent brutale, le déséquilibre hydrique risque de dépasser le seuil de tolérance avant que les mécanismes naturels de déclenchement de la fermeture des stomates interviennent. Comme cela se passe dans la journée c’est aussi le moment où l’amateur est sur son lieu de travail. Quand il rentre la température est redescendue (en hiver il peut déjà faire nuit) et le phénomène peut passer inaperçu, le feuillage d’un buis, par ex, ne marquant pas son manque d’eau comme le ferait un érable. Ce risque est d’autant plus important pour les arbres pourvus d’un nombre important de stomates, mais aussi pour les feuillus qui débourrent de façon précoce quand ils sont en serre. En revanche, les arbres adaptés aux hivers secs et ensoleillés ont en général des feuilles plus petites (ex : aiguilles), une cuticule épaisse et moins de stomates ce qui réduit l’impact des pics de température sans pour autant dispenser d’arrosage régulier.

La reprise d’activité et le développement du feuillage

Cette période nécessite une surveillance particulière pour la gestion des arrosages en suivant bien toutes les manifestations de transformation de l’aspect de l’arbre. Dès qu‘un signe de démarrage apparaît l’arrosage doit s’intensifier sans pour autant excéder les besoins. Les besoins en eau sont très critiques au moment du développement des feuilles. Cela ne concerne pas seulement l’arrosage de printemps. Ce qui est valable au démarrage de la végétation est très comparable à ce qui se produit plus tard dans l’année après une défoliation, volontaire ou non. Tout d’abord les bourgeons s’hydratent et grossissent. Les fleurs peuvent précéder les feuilles. Comme c’est une période où il n’y a pas encore de transpiration, l’effet pompe ne joue pas encore. C’est la poussée radiculaire qui assure la montée de l’eau. L’insuffisance d’eau disponible à ce moment crucial peut conduire au blocage et au dessèchement des bourgeons. La fréquence de l’arrosage augmente en étant très attentif à l’aspect du substrat, les différences entre les arbres pouvant être encore assez marquées. Ensuite les feuilles apparaissent et se développent. Nous avons vu que les jeunes cellules ont un rapport eau/masse sèche extrêmement élevé. Les parois sont plus minces et la feuille sera très sensible à la déshydratation provoquée par la transpiration. Si le temps est sec c’est le moment où il faut commencer à arroser tous les jours.

Le ralentissement de l’activité

Il intervient à des moments différents selon les espèces et les lieux. Avec la chute des feuilles et le ralentissement de l’activité les besoins en eau diminuent. Il faut espacer les arrosages. Dans certaines régions cela coïncide avec des périodes de forte pluviosité ce qui amène à protéger les bonsaï contre l’excès d’eau de pluie que les racines ne peuvent pas utiliser.

A quel moment arroser ?

Pendant les périodes d’activité de l’arbre les moments les plus efficaces sont le matin avant la montée de la température ou le soir quand les bonsaï ne sont plus exposés au soleil. Si on arrose en plein soleil, la transpiration se déclenche par ouverture des stomates avant que l’eau puisée par le système racinaire ait eu le temps de monter dans l’arbre. Les feuilles grillent.

- L’arrosage du matin intervient sur un sol rafraichi. Il convient bien aux arrosages des périodes où les nuits sont encore (ou déjà) très fraiches ou froides. L’évaporation au niveau du sol et l’utilisation de l’eau par l’arbre se feront dans la journée. Le matin, le bonsaï a de l’eau à sa disposition mais si la température monte, dans une ambiance sèche, l’évaporation sera rapide et l’eau restera moins longtemps présente. Si le sol est très froid l’arrosage se fait en fin de matinée quand le substrat est réchauffé. Il a le temps de ressuyer avant la nuit et le gel éventuel.

- L’arrosage du soir, quand le soleil n’est plus sur les arbres, procure une humidité plus durable dans le pot et autour du pot. Il faut cependant attendre que le pot et le substrat aient eu le temps de refroidir un peu, sinon il faut d’abord arroser l’extérieur du pot avant le substrat. L’évaporation au niveau du substrat étant plus faible, il y a plus d’eau disponible pour le bonsaï. Par contre, si le temps change et que l’air ambiant est moins sec, avoir trop d’humidité la nuit peut favoriser les maladies ou les champignons pathogènes. Les deux moments présentant des avantages et des inconvénients, trois options sont possibles. Arroser tous les arbres le matin ou le soir en modulant la quantité d’eau, en mouillant ou non le support, en fonction de la sensibilité de chacun à l’humidité ambiante. C’est évidemment plus facile à réaliser quand les arbres sont groupés selon les critères énoncés plus haut. La troisième option est d’arroser une partie des arbres le matin, une autre le soir, ce qui suppose une connaissance fine des réactions des arbres aux deux moments d’arrosage. En cas de grande sécheresse avec forte température arroser tout le monde matin et soir peut aussi s’avérer nécessaire. Dans le cas le plus courant, il est plus simple de tout faire en une seule fois. Par temps chaud et sec, quand le substrat est asséché, il est préférable d’arroser en deux temps. Comme nous l’avons vu plus haut, le premier apport permettra au substrat de se réhydrater, le deuxième fournira de l’eau disponible pour l’arbre. La régularité est un facteur qui compte plus que le moment. Par temps sec et chaud, pas question d’arroser un jour le matin et le soir le lendemain. L’écart entre deux arrosages peut être fatal, le substrat trop asséché ayant atteint le point de flétrissement de façon parfois irréversible pour l’arbre. La modulation est en revanche possible en fonction des
variations météorologiques. Si un accident arrive il faut d’abord mettre l’arbre à l’ombre et attendre un petit peu pour que la température du substrat baisse, ensuite bien vaporiser sur l’ensemble du feuillage, des branches et du tronc. Dès que la température du substrat a diminué bien arroser, en deux fois. Normalement tout devrait rentrer dans l’ordre sinon l’arbre devra être gardé à l’ombre et surveillé jusqu’à ce qu’il ait refait des radicelles actives.

Faut-il arroser quand il pleut ?

La pluie en quantité suffisante remplace avantageusement un arrosage car l’eau de pluie est plus chargée en oxygène. Il faut cependant vérifier que tous les bonsaï ont bénéficié de la pluie (selon l’inclinaison de la pluie, la disposition des arbres) et qu’il y a eu assez d’eau pour hydrater toute la motte. Un feuillage dense peut faire écran au passage d’une pluie fine. Une averse ne dispense pas d’une tournée de vérification. S’il pleut beaucoup et durablement la question est plutôt de protéger les racines pour
éviter le pourrissement. Un sol très drainant réduit considérablement les risques mais il reste que certaines espèces, les pins par ex, ont besoin d’un ressuyage entre deux apports d’eau. La solution d’incliner le pot est valable si on le fait soi-même, en inclinant des 2 côtés successivement pour faire sortir l’eau qui sera remplacée par de l’air (comment fait-on pour les pots lourds ou pour une grosse collection ?). Incliner le pot sur un côté en glissant une plaquette sous les pieds, comme c’est parfois indiqué, peut provoquer une stagnation d’eau dans une zone du pot préjudiciable aux racines qui s’y trouvent. L’utilisation de "jupes" en plastique est une bonne solution pour empêcher de détremper le substrat. Il suffit que l’air continue de circuler.
Quand on dispose d’espaces protégés et bien aérés, on peut aussi mettre les arbres sensibles à l’abri.

Arrosage au jet ou à l’arrosoir ?

On n’a pas toujours le choix. L’arrosage à l’arrosoir est souvent considéré comme préférable à condition d’avoir une pomme à trous fins. Cependant, les systèmes actuels fixés sur les tuyaux d’arrosage possèdent des réglages variés qui permettent de
retrouver la même diffusion de l’eau que les pommes d’arrosoir. Quand il y a peu de bonsaï l’arrosoir convient très bien. De plus il instaure une sorte de rituel associé à l’observation des arbres. En revanche, si la collection est importante ou le temps limité, c’est souvent le jet qui s’impose. La différence vient plus de la température de l’eau à la sortie. Que ce soit avec un jet ou
un arrosoir, si l’eau provient directement du robinet elle sera plus fraiche, voire froide que de l’eau préalablement stockée. Le réchauffement du substrat dans la journée est favorable à l’activité racinaire. Un choc thermique peut se produire si on arrose avec de l’eau froide tôt en fin de journée, quand le pot et le substrat sont encore trop chauds. Attention aussi au tuyau d’arrosage resté en plein soleil car l’eau sera très chaude !

Peut-on tremper l’arbre pour arroser ?

Pour des bonsaï dont le substrat est bien adapté, le trempage n’est pas recommandé. Il est même déconseillé. Quand l’arbre est trempé dans l’eau, les échanges se font du milieu le plus concentré vers celui qui l’est moins ce qui signifie que les minéraux contenus dans la solution du sol vont migrer vers l’eau de la bassine. La solution du sol s’appauvrit en nutriments. Le trempage peut aussi contribuer à déstructurer le substrat. Si on a un bonsaï importé avec une terre très compacte, difficile à réhydrater, le trempage est parfois le seul moyen d’apporter de l’eau en attendant le rempotage.

Faut-il vaporiser l’arbre ?

Combien de bonsaï offerts à des néophytes sont morts à cause de la recommandation de bien vaporiser figurant sur les "notices" d’accompagnement. Combien croient encore que cela remplace l’arrosage ? La vaporisation légère sur le feuillage, comme elle est pratiquée par les néophytes, est trompeuse et de ce fait dangereuse. Elle apporte de l’humidité de façon très ponctuelle ce qui perturbe les mécanismes de régulation intervenant au niveau des stomates. Sa contribution à l’humidification de l’air ambiant est minime. Si on vaporise il faut le faire de façon copieuse en mouillant suffisamment l’ensemble du feuillage (dessus et dessous) et le tronc. Il est cependant préférable de disposer les bonsai sur des supports situés au-dessus de l’eau. La diffusion d’humidité se fait progressivement, selon l’hygrométrie ambiante, ce qui profite durablement à l’arbre. En revanche bassiner l’arbre, ce qui ne veut pas dire tremper l’arbre dans une bassine mais arroser copieusement l’ensemble de l’arbre par le dessus, est bénéfique. Cela permet de nettoyer le feuillage, comme lorsqu’il pleut, ce qui améliore les échanges au niveau de la feuille (photosynthèse, transpiration) et débarrasse l’arbre de certains parasites. L’eau qui s’écoule humidifie aussi l’espace situé autour de l’arbre.


Cas particuliers :
La vaporisation est nécessaire, en complément d’un arrosage restreint, quand le système racinaire se trouve dans l’impossibilité d’assurer ses fonctions. Cela peut se produire, de façon temporaire, pour un arbre qui a subi une taille de racines au rempotage ou en cas d’atteinte racinaire (pourriture ou maladie).




Article tiré de
LES BONSAI ET L'EAU
mémoire
Dominique MICHEL

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MessagePosté le: 19/03/2013 19:00:18    Sujet du message: Publicité

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